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Victor del Árbol gagne le Prix Polar SNCF 2018 avec “Toutes les vagues de l’ocean”

Victor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après avoir étudié l’Histoire, il travaille dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne.
Dans la collection “Actes noirs” ont paru ses romans La Tristesse du samouraï (2012, prix du polar européen 2012 du Point et finaliste du prix polar SNCF 2013) et La Maison des chagrins (2013) et cette année il gagne à nouveau le Prix Polar SNCF avec un record de plus de 44000 votes.

Interview à Victor Del Arbol à propos de son plus récent roman « Toutes les vagues de l’Océan » publié chez Actes Sud dans la collection Actes Noirs.

Alcázar a dit : “Ainsi avançait le monde, lentement, par de petits gestes héroïques et stériles.” Pensez-vous que les vrais héros existent ? Qu’est-ce qu’un héros, selon vous ?

Oui, les héros existent. Ce sont ces hommes et ces femmes qui s’engagent avec leur temps, avec leur réalité, ceux qui ne se résignent pas à être un océan, mais qui luttent pour être une goutte. Il arrive que celui qui lutte pour pousser sa famille vers l’avant, que celui qui décide d’aimer sans mentir, que celui qui essaie de rester digne et de ne pas se trahir, n’ait pas conscience de son rôle de héros. Ces héros qui choisissent leurs batailles, qui tombent et se relèvent, et qui ne perdent jamais la face. C’est en ces héros, souvent anonymes, que je crois.

Vos personnages sont nuancés, vous les peignez dans une vaste gamme de gris. Quelle relation entretenez-vous avec les personnages de votre roman ? D’où viennent-ils ?

J’essaie de les comprendre dans leur humanité, qui est la mienne et celle de n’importe qui. Je les définis d’abord physiquement, psychologiquement, j’établis leurs biographies, j’écoute ce qu’ils disent, je regarde ce qu’ils font. Et après les avoir longtemps observés, je les remets en cause. Je remets en question leurs supposées certitudes. Je tente de rompre avec leurs préjugés… En définitive, j’essaie de fendre leurs carapaces pour arriver au cœur de ce qu’ils sont. Dans la plupart de cas, des êtres contradictoires, fragiles, vacillants.

Le roman est imprégné d’une nostalgie et d’une tristesse constante. Comment avez-vous créé cette atmosphère ? Y a-t-il un processus d’écriture particulier ?

Le roman qui explore l’être humain sera toujours teinté de clairs-obscurs, de la tristesse d’avoir perdu la naïveté enfantine, de l’innocence que nous dérobe le temps qui passe. Perdre l’enfance, c’est être livré à un monde de contraintes, de concessions, un monde dans lequel nous ne pouvons plus regarder la réalité en face. Nous poursuivons notre chemin, et il est souvent difficile.
Je ne prétends pas le cacher, mais je crois qu’il y a quelque chose de beau et de tendre dans chaque être humain, une certaine solitude qui se manifeste à la naissance comme à la mort, et dans cette vaine intention de perpétuer notre existence à travers l’art, la poésie, la musique, nos enfants…

La plupart de vos personnages ont, en quelque sorte, signé une trêve avec leur mémoire. Ils l’ont modifiée, la faisant passer pour un oubli qui n’en est pas un…

C’est une chose que font les sociétés qui, d’une certaine façon, ont besoin, d’un compromis avec leur passé. L’Espagne en est l’exemple parfait. Je crois que la mémoire est une construction qui, souvent, élude des épisodes de notre histoire. Ceux-là mêmes qui perturbent le discours qui nous définit, ou qui prétend nous définir. Si bien qu’en devenant récit, la mémoire ment, en ce sens qu’elle n’est pas disposée à assumer pleinement toutes les péripéties du passé. Nous faisons semblant de nous intéresser au futur. Peut-être parce que nous sommes des « nomades de la lumière », comme le disait de Staël, parce que l’obscurité que nous laissons derrière-nous nous effraie.

On ne peut pas modifier le passé, et vous avez évoqué à plusieurs occasions le besoin de travailler sur la mémoire nationale. Si cela dépendait de vous, quelles mesures concrètes mettriez-vous en place pour y parvenir ?

J’exhorterais les générations ayant vécu les pires années de la dictature à se rendre dans les écoles pour en parler. Je ferais de la Guerre civile et du franquisme une matière d’étude approfondie dans les lycées. Je convoquerais une assemblée d’écrivains, d’historiens, de journalistes et d’hommes politiques afin d’établir une sorte de « dix commandements » contre le manichéisme, la manipulation sectaire et le mensonge. Je transformerais le Valle de los Caídos en siège central des archives de la Guerre civile et en un centre d’études. J’ouvrirais les fosses communes et serais le porte-parole des familles qui veulent récupérer les leurs. Il y a tant de choses qui pourraient être faites contre la trivialisation et l’oubli. Et la première serait de doter d’un contenu concret – avec des fonds suffisants – la loi dévaluée de la Mémoire historique.

Finalement, en tant qu’écrivain, quelles sont pour vous les limites à ne pas franchir ?

À mon avis, un écrivain ne doit pas transformer la fiction en pamphlet. Parce que le pamphlet, forcément dogmatique, finit par devenir un cliché. Un écrivain ne ment pas, il explore les différents aspects de la réalité, et tente de le faire avec honnêteté intellectuelle, effort esthétique et volonté littéraire. Tout ce qui ne correspond pas à cela est certes respectable, mais n’est pas valable pour moi.

 

« Toutes les vagues de l’Océan » arrivent à Barcelone.

Retrouvez les adresses et promenez-vous dans les différents quartiers qui apparaissent dans le livre:

Roman noir extrêmement bien documenté, Toutes les vagues de l’Océan est surtout une intrigue historique. Le point de départ est l’idéalisme de la jeunesse qui se casse face à la vie et au temps qui passe. Le point d’arrivée c’est à vous de le découvrir en lisant cet admirable livre de Victor del Arbolpublié par Actes Sud.

 

Zoom sur « Un manoir en Cornouailles » de Eve Chase

Eve Chase est un pseudonyme. Journaliste, Eve Chase avait toujours voulu écrire une saga familiale et des récit sur des maisons grandes et vieilles. Mariée et mère de trois fils, celui-ci est son premier roman.

Cornouailles, 1968. Pencraw, un grandiose manoir en ruine dans lequel les Alton élisent domicile l’été. Le temps semble s’y être arrêté et défile sans encombre. Jusqu’au drame qui vient bouleverser leurs vies et arrêter le temps à jamais.

Cinquante ans plus tard, avec son fiancé Jon, Lorna roule à la recherche du manoir des Lapins noirs, cette maison où elle a séjourné enfant. Elle rêve d’y célébrer son mariage. Tout dans cette vieille demeure l’appelle et l’attire. Mais faut-il vraiment déterrer les sombres mystères de ce manoir en Cornouailles ?

Eve Chase nous entraîne dans une passionnante spirale unissant deux femmes séparées par les années, mais que la force de l’amour et le poids des secrets réunissent en une seule voix, mélancolique et entêtante.

 

C’est une lecture agréable qui, en dépit de quelques détails, nous accroche très bien. Il faut prendre en compte qu’il s’agit d’un premier roman et de ce point de vue, le livre est vraiment bien abouti.
L’auteur aurait eu beaucoup à gagner en prennant le risque de tout raconter du point de vue d’Amber. Il y avait là une histoire forte qui se délaie avec l’histoire de Lorna.
Le récit de Lorna pourrait être intéressant mais vu le contraste de style et de profondeur qu’il fait avec celui d’Amber, j’ai fini je l’avoue, pour lire la partie de Lorna en diagonale pas mal de fois. 

« Nos vies sont tellement différents. <<S’activer est tonique >>, d’après papa, […] »

 

Publié chez Nil,  ce roman s’inscrit dans la tradition littéraire britannique de récits familiaux, raison pour laquelle nous en vous proposons une petite sélection de titres similaires:

Finalement, on vous dit: Lissez « Un manoir à Cornouailles » à nous partager votre opinion dans la section de commentaires.

Interview à Mickael CORREIA, « Une histoire populaire du football »

 

Journaliste indépendant. Mickaël CORREIA participe à la fabrication collective du mensuel de critique sociale CQFD et de la revue Jef Klak. Interview par Pilar MARTINEZ

 

A tous les moments de ma lecture j’ai ressenti votre plaisir à écrire. Il y a une bibliographie dense et un énorme travail de recherche. Pourriez-vous expliquer le travail préparatoire de documentation que vous avez effectué pour l’écriture de ce livre ?

Pour faire simple, il y a eu six mois à un an de réflexion quant à la problématisation de l’ouvrage, ce qui m’a permis d’élaborer une première structure pour me guider dans l’écriture.
Je me suis aussi plongé dans les auteurs indispensables quant à la question sportive et footballistique comme James Walvin en Grande-Bretagne, Alfred Wahl et Paul Dietschy en France et plus généralement des sociologues qui se sont penchés sur le sport comme Norbert Elias et Eric Dunning.
C’est en démarrant ensuite chaque chapitre que j’ai fait un gros travail de bibliographie (articles universitaires, ouvrages, presse d’époque, documentaires vidéo, etc) notamment pour tenter de retrouver des témoignages d’acteurs et d’actrices de cette histoire méconnue.

 

En quelques mots qu’est-ce qui vous a conduit à l’écrire ?

Je voulais tout d’abord me pencher sur le football en tant qu’objet social et culturel, explorer la dimension politique de cet incroyable phénomène culturel mondial et populaire qu’est le foot.
Tout le monde connaît l’ histoire officielle du football, avec ses grandes compétitions et ses héros légendaires, comme Pelé. Une histoire au service du football en tant que culture de masse.
Mais il existe un autre football plus souterrain qui échappe aux logiques mercantiles. Un football que l’institution ne met jamais en avant et qui est pratiqué au quotidien, dans les clubs comme dans la rue, par des millions de joueurs et de joueuses.

Retracer une histoire populaire du football, c’est pour moi démontrer que ce sport a été et demeure un creuset de résistance face à l’ordre établi, mais aussi et instrument d’émancipation pour les ouvriers comme pour les jeunes des quartiers populaires, pour les peuples indigènes d’Amérique latine comme pour les féministes, pour les militants anticolonialistes en Afrique de l’Ouest comme pour les Palestiniens.

 

Quelle est votre relation personnelle avec le football ?

Comme nombre de petits garçons, j’ai joué en club et pris du plaisir avant que l’esprit de compétition inculqué par des entraîneurs dès l’âge de 10-12 ans ne vienne briser cette joie de taper le ballon. J’ai ensuite beaucoup joué dans la rue, ce football pur et simple, fait d’amitié sur le bitume et de partage. Aujourd’hui j’ai arrêté de pratiquer mais je suis en tribune, notamment pour supporter le Red Star de Saint-Ouen, une autre façon de retrouver des valeurs d’amitié et de partage !

 

Pour vous, à qui s’adresse ce livre ? Les personnes qui n’aiment pas le foot, peuvent-elles y trouver son compte ?

Le livre se veut au croisement de l’histoire, du sport et des luttes sociales. Il s’adresse à celles et ceux qui s’intéressent aux cultures populaires et aux mouvements sociaux et ce, et c’est important, qu’on aime ou pas du tout le football !

 

Comment avez-vous choisi les chapitres de votre livre ? Quel est le chapitre que vous avez aimé écrire le plus ?

Il y a 22 chapitres, comme les 22 joueurs sur un terrain et j’ai essayé de brosser géographiquement la « planète football », de l’Angleterre au Brésil, de l’Italie à l’Afrique du Sud en passant par l’Algérie ou la Turquie. Je me suis penché de près au football sur le terrain de jeu mais aussi dans les tribunes, dans les clubs, et dans la rue.
Un des chapitres que j’ai plus apprécié en termes d’enquête et de recherche est celui sur le football féminin car c’est une histoire qui a été mise sous le tapis et parce que ses protagonistes, les premières footballeuses, ont su faire preuve d’un courage et d’une ténacité incroyables pour pouvoir librement pratiquer le ballon rond.

 

Etiez-vous dans un esprit particulier durant l’écriture de votre livre ?

J’ai passé deux ans complètement à plein temps à travailler sur cet ouvrage donc oui, j’étais dans un « esprit particulier » ! Plus sérieusement, la ligne que j’ai essayé de tenir tout au long de l’écriture c’était de tout faire pour redonner la parole aux protagonistes de cette histoire « par en bas » du football et de rendre cette épopée la plus vivante possible.

 

Dans le premier chapitre vous dites que “les jeux de football étaient ainsi un mode original de régulation des conflits individuels ou intervillageois, un espace public donnant lieu à une justice à la fois autonome et populaire.” Est-ce encore le cas ?

On est très loin de ça aujourd’hui. Le football industriel est avant tout devenu un spectacle et les stades, des espaces privés aseptisés et hypersécurisés. Il y a eu un grande phase de dépossession des jeux populaires de ballon par l’aristocratie anglaise qui a codifié ces jeux villageois en sport moderne au milieu du XIXè siècle.
On est passé du jeu, où ce qui est mis en avant est le plaisir de rivaliser et la cohésion sociale, au sport, où c’est l’esprit de compétition et le résultat final qui compte. Toutefois, dans le football de rue et le foot amateur, on retrouve la dimension purement ludique du foot, bien loin des injonctions purement sportives et compétitives. Ce foot sauvage et hors-professionalisation est plus lié à l’amusement, à la camaraderie, à l’esprit d’équipe, l’âme originelle et populaire du football en quelque sorte.

 

En prenant en compte ce que vous décrivez dans le chapitre sur le football argentin, dans cette nation le football est devenu un “ciment social” et une de “rares expériences partagées dans un pays aux identités et aux cultures fragmentaires”. En-est-il de même en France ?

La France n’est pas historiquement un pays de football contrairement à l’Argentine, à l’Angleterre ou à l’Italie mais le ballon rond a été très tôt manipulé par les gouvernants pour tenter d’en faire un « ciment social » justement. Et c’est à travers l’équipe de France que se joue cette question d’une équipe qui représente la nation avec toutes ses contradictions et ses réappropriations médiatiques de la part du pouvoir.
Les joueurs comme Raymond Kopa (d’origine polonaise) ou Platini (d’origine italienne) ont incarné sous le maillot bleu la figure de l’ immigré ou fils d’immigré bien intégré dans le pays. Le fameux « Black Blanc Beur » de 1998 est aussi une représentation de cette génération issue de l’immigration, représentation qui a depuis explosée. L’insolence, voire le dédain des Bleus lors du Mondial de 2010 a créé un scandale national, quitte à agiter le triste épouvantail de certains joueurs qui ne seraient que des »racailles de banlieue » et encore aujourd’hui, la non-sélection en équipe de France de Karim Benzema est très mal vécue par les Français-es d’origine algérienne…

 

A votre avis quel est le plus grand défi du football français actuellement? Et du football en général ?

Sans aucun doute, l’essor du foot féminin. En France, nous avons des années de retard par rapport aux pays scandinaves ou à l’Amérique du Nord où la pratique féminine s’est démocratisée. Le foot amateur est aussi en grande difficulté : crise du bénévolat, suppression des emplois aidés par Macron, baisse des financements des collectivités et contraintes administratives de plus en plus étouffantes. 3 à 4 000 clubs amateurs ont mis la clé sous la porte ces cinq dernières années…

Enfin, la question de la fin de la répression policière des supporters est essentielle. Il faut continuer à maintenir tribunes populaires à des prix accessibles et surtout cesser d’infantiliser les supporters en leur interdisant leurs pratiques d’animation des tribunes (notamment l’utilisation de fumigènes) sous couvert de sécurité.

 

Avant parution: « Shangahai Fan » de Raphaël Bée

Le livre Shanghai Fan de Raphaël Bée sera disponible ce 8 juin. Publié par les Editions de la Rémanence, nous vous présentons cette entrée en amont pour vous donner envie.

Il est en effet un livre très agréable avec un style qui permet une lecture fluide, comme si nous y étions. La façon dont se déroulent les choses nous font connaître les personnages de manière naturelle: leurs pensées et leurs motivations. Construits avec soin, ils sont pleins de défauts et de ce fait, ils sont vrais.

Un roman dépaysant qui vous fera voyager à Shanghai, mais non pour prendre des vacances mais pour y travailler. Raphaël Bée nous présente une vision différente de la Chine, de son miracle économique et de sa vie de tous les jours.  Mais attention, si vous cherchez une histoire feelgood, celle-ci ne fera pas l’affaire. Si vous cherchez par contre une histoire avec une fin surprenante qui vous fera penser à elle plusieurs jours après l’avoir lue, alors, n’hésitez pas!

 

Le milieu de la pub dans l’empire du Milieu. Clem a voulu tenter l’expérience et la voilà happée dans le tourbillon d’une ville qui ne s’arrête jamais. Partagée entre sa relation à distance avec Margaux et sa vie d’expat, elle se voit confier l’organisation d’un événement pour Shanghai Fan, la nouvelle marque de luxe dont tout le monde parle. Mais rien ne va se passer comme prévu. Rivalités, combines et jalousies s’enchaînent, à l’image de la démesure de la ville, tantôt attachante, tantôt terrible.

Comme il est de tradition maintenant, nous vous présentons un nuage de mots du livre, dans cette figure, les idéogrammes pour livre et manger: Feedbooks!

En attendant la sortie de Shanghai Fan, nous vous présentons une petite sélection de livres dont l’histoire se passe à Shanghai:

 

Finalement, nous vous invitons à visiter notre section de littérature francophone et à nous suivre sur nos réseaux sociaux.

© Instagram @feedbooks_

 

Zoom sur « Le Labyrinthe des esprits » de Carlos Ruiz Zafon

« Cette nuit j’ai rêvé que je retournais au Cimetière des Livres Oubliés. J’avais de nouveau dix ans et je me réveillais dans mon ancienne chambre pour sentir que le souvenir du visage de ma mère m’avait abandonné. Et je savais, comme on sait les choses dans les rêves, que c’était ma faute, seulement la mienne, parce que je ne méritais pas de m’en souvenir et je n’avais pas été capable de la venger ».
Le dernier volume tant attendu de la saga aux 50 millions de lecteurs, commencée avec « L’Ombre du vent ». Magistral final du Cimetière des livres oubliés.

 

Nous vous invitons à vous promener par le labyrinthe de la Barcelone de Zafón avec notre carte de géolocalisation:

 

Bien que ce livre puisse être lu de façon indépendante et auto-conclusive, nous vous conseillons de lire la saga de « Le Cimetière des livres oubliés » dès le début.
Nous vous conseillons également une autre trilogie de Carlos Ruiz Zafón appelée « Brume »:

 

Et bien sûr, nous vous partageons notre traditionnel nuage de mots

Pour aller plus loin, d’autres romans qui touchent l’histoire espagnole:

 

 

Finalement, nous vous invitons à connaitre le catalogue numérique de Actes Sud  ainsi que à visiter notre section de littérature hispanophone.