Contrairement au marché de la musique, le marché du livre numérique propose une quantité importante de contenus gratuits (livres tombés dans le domaine publique, sous licence Creative Commons soit quelques dizaines de milliers de titres au moins). Pour qu’on passe massivement sur livrel, il faudra néanmoins que l’offre en terme de contenu soit nettement plus conséquente et on sait à quel point les éditeurs peuvent être frileux à cet égard. L’éternelle question des DRMs (Digital Right Management, soit gestion numérique des droits) revient donc sur scène. A l’heure où même des majors comme Vivendi-Universal s’essaient à la distribution sans DRM, quel constat peut-on faire quand au marché du livrel ?
Monde de l’écrit: une transition difficile de l’objet au numérique
Un constat essentiel quand on s’intéresse au passage au numérique, réside dans la capacité de l’utilisateur de transformer ce qu’il possède en tant qu’objet sous forme dématérialisée. Avec la musique, il est très facile de passer d’un CD à un dossier de fichiers mp3 disposant des bonnes méta données pour ensuite le charger sur son baladeur audio.
Dans le monde de la vidéo, on est plutôt dans une logique de remplacement du média: passer de la K7 au DVD, et comme l’espèrent les studios hollywoodiens, du DVD à un format haute résolution. Le besoin de disposer sous forme totalement dématérialisée de ses films reste assez limité (certainement car on en a une utilisation non mobile, regarder un film sur son iPod étant loin d’être une expérience confortable), et on a donc une séparation du contenu, entre la vidéo qu’on conserve sur un média physique (sous forme de disque) et la vidéo qui reste totalement dématérialisée (les vidéos qu’on regarde sur Youtube, des podcasts etc…). L’arrivée massive de la VOD (Video On Demand, vidéo à la demande) avec l’adoption des offres triple-play de la part des fournisseurs Internet, les consoles qui s’ouvrent à ce mode de diffusion (Xbox 360 et on dit Playstation 3 aussi) et des ordinateurs se logeant de plus en plus sous la TV, sont autant de phénomènes qui devraient à terme renverser la donne et faire disparaitre cette frontière entre les contenus.
Traditionnellement, le livre est un objet qu’on conserve avec beaucoup d’attention, à juste titre d’ailleurs car il a un cycle de vie beaucoup plus important qu’un film (dont le support et la qualité ne cessent de changer) ou que de la musique (la aussi on avait une évolution du support, mais avec le passage au numérique on ne devrait plus vraiment voir d’évolution, tout au plus un recentrage des formats avec perte comme le MP3 vers un format sans perte comme le FLAC). On passe les livres de génération en génération, ou bien d’un ami à un autre, sans que l’expérience de la lecture subisse de changement fondamental, et ce depuis des siècles.
A l’opposé, il y a tous ces quotidiens qui à peine imprimés, vont directement remplir nous poubelles et qui correspondent à une part conséquente de nos lectures.
Finalement il y a ces écrits, qui sont déjà numériques et qui le restent la majorité du temps (une impression ponctuelle et individuelle tout au plus).
La complexité pour passer du papier au livrel est donc très différente selon qu’on soit dans l’un de ces 3 cas (on en dénombre bien plus, mais essayons de synthétiser un peu).
Le cas des contenus qui restent exclusivement numérique devrait être le plus simple: tout comme on peut déjà imprimer ces contenus sur du papier, on peut aussi les imprimer dans un fichier adapté à nos lecteurs de livrel. Via des flux, on peut encore améliorer l’expérience, en automatisant cette transformation car on se débarasse de tout ce qui n’est pas du contenu.
Pour les journaux et les magazines, étant donné qu’on est face à un contenu qu’on renouvelle, de la même manière qu’on remplaçait un DVD par une K7 on peut remplacer le papier par un fichier. Il y a des questions de format, de mise en page, et aussi des considérations en terme de distribution mais globalement, on peut facilement imaginer une transition étant donné qu’on ne conserve que dans peu de cas ces contenus et qu’ils sont majoritairement déjà sous forme numérique.
La réelle difficulté provient des livres. On en a plein sa bibliothèque, mais comment passer de cet objet à quelque chose de dématérialisé pour son lecteur ? On ne peut pas raisonnablement penser scanner et faire l’OCR de toute sa bibliothèque (en terme de temps et de moyens, incomparable avec la transformation d’un CD vers du MP3), sans compter que le résultat serait de piètre qualité à l’heure actuelle (il faut encore relire le résultat de l’OCR, et mettre un peu mieux en forme le résultat final). Il faudrait donc acheter de nouveau ces oeuvres ou les télécharger si des gens réalisent le travail de numérisation (si vous possédez un livre, il n’est pas illégal d’aller récuperer une version numérique) nécessaire. Côté éditeur, le constat n’est pas beaucoup plus reluisant: si depuis quelques années, les livres sont aussi stockés sous forme numérique, la majorité de leurs catalogues sont sous des formes inexploitables à l’heure actuelle. Sans compter que le travail des éditeurs en la matière n’est pas forcément meilleur que des initiatives comme Distributed Proofreading (qui en redistribuant la relecture des oeuvres entre de nombreux utilisateurs, obtient des résultats assez probants): par exemple «1984» d’Orwell, chargé gratuitement sur le Sony Reader, contient plus de fautes que dans la version de Project Gutenberg Australie. On comprend donc que la transformation et la disponibilité des livres sera une question centrale, et que les éditeurs ne sont pas particulièrement en bien meilleure position que le lecteur. Le nombre de titres venant d’iTunes est ridicule comparé au nombre de titre provenant de base d’un support physique sur l’iPod moyen. La gratuité de nombreux titres et la disponibilité des oeuvres sur des réseaux de P2P (que ce soit un téléchargement légal ou non) viendra compenser ce blocage du livre sous sa forme physique, mais on reste quand même face à une barrière à l’entrée assez imposante.
Standard
Quels que soient les formats propriétaires employés par les uns ou les autres, il y a toujours eu un standard marchant sur tous les périphériques et les logiciels dans le monde de la musique: le MP3.
Pour le livre, il n’y en a pas à l’heure actuelle.
Certes, on peut en général utiliser des fichiers TXT ou RTF sur l’ensemble des périphériques, mais ces formats sont limités et ne permettent pas d’obtenir une expérience de lecture optimale.
L’initiative d’IDPF et du format ePub est remarquable à cet égard: avec des grands noms du monde de l’édition comme du monde de l’informatique soutenant ce projet, on peut raisonnablement penser qu’à moyen terme, on aura un véritable standard pour le livrel.
Un standard est essentiel pour un passage avec succès au numérique: déjà qu’on ne peut pas raisonnablement transformer un livre en un livrel, si en plus on garde une incertitude vis à vis de la compatibilité de ces livrels, la tâche devient pratiquement insurmontable. Un standard devrait donc conforter l’utilisateur et faciliter considérablement la tâche à tout le monde (même s’il reste d’autres formats ou des conteneurs DRMs, on peut se servir du standard pour archiver les livrels au moins).
L’adoption d’un standard n’est pas encore un acquis, et il sera intéressant de voir comment des acteurs importants du marché vont réagir (le Kindle d’Amazon, uniquement fermé sur leur plate-forme ou aussi ouvert et supportant l’ePub ?). Reste que l’ePub n’est qu’un moyen de représenter de l’information comme un autre, et qu’à ce jour il n’y a aucune tentative de standardisation au niveau des DRMs. A la manière de son ancêtre l’OEB, l’ePub devrait donc se décliner sous plusieurs formes (l’OEB a dans le cas de Mobipocket non seulement été enrobé d’une couche DRM, mais aussi un peu étendu avec un support de quelques balises propres à leur format).
DRM: un enfer pour le consommateur
Il y a de cela un an, j’ai décidé d’acheter un livre sur le langage informatique Ruby, de la collection Pragmatic Programmers. Il y a un certain nombre de points assez remarquables dans la démarche de cet éditeur:
- Coupler un livre avec un livrel: Plutôt que d’offrir simplement la version papier, cet éditeur propose soit la version papier, soit une version numérique (beaucoup moins cher), soit une offre regroupant les deux (un peu plus cher que la version papier). Ils laissent donc parfaitement le choix à leurs consommateurs de prendre ce qui convient le mieux à leur besoin, et contrairement à beaucoup de magasins en ligne, la version numérique est nettement moins cher que la version papier.
- Pas de DRM: Au lieu de me proposer de télécharger un PDF avec DRM, l’éditeur a mis quelques secondes avant de me communiquer par mail une adresse où j’ai pu obtenir un livre avec mon nom et mon prénom inscrit sur les pages du livre. Aucune contrainte donc, si ce n’est qu’on me responsabilise en inscrivant mon nom sur le livre au cas où je souhaiterais le redistribuer.
- Livre en version « beta »: J’ai acheté ce livre avant même qu’il soit terminé. Au fur et à mesure des semaines, j’ai pu obtenir des versions plus ou moins complètes du livre et remarquer que grâce au retour des autres lecteurs sur certains points, de nombreuses corrections et précisions ont été apportées.
- Mise à jour gratuite du livrel: Ce type de livre nécessite d’être mis à jour souvent. Or pour la version numérique, toute nouvelle mise à jour est gratuite dans le cas de cet éditeur.
J’aurais aimé un choix un peu plus large en terme de format numérique, mais à cette exception là, on peut dire que leur copie est presque parfaite.
Le DRM est un véritable calvaire pour l’utilisateur. Comme je l’ai déjà souligné, il y a avec le livrel des difficultés dans le passage au dématérialisé et une absence de standard à l’heure actuelle. Ajoutez à cela des DRMs, limitant le nombre de revendeurs, le nombre de périphériques supportés, empêchant de faire circuler entre ses périphériques ou au sein de sa famille des livres, et imposant d’utiliser des logiciels dédiés: on entre dans une situation tout simplement désastreuse.
On peut faire une constatation très simple: il est plus facile de «pirater» un livre à partir du moment où il existe un certain standard, que de l’acheter légalement auprès d’un revendeur employant des DRMs. Pire encore, les services de P2P tels que les trackers privés pour Bit Torrent proposent souvent plus de services que ces mêmes revendeurs, comme de véritables systèmes de recommandation.
Vouloir absolument verrouiller son contenu est une erreur fondamentale: à commencer par le fait qu’on ne peut jamais atteindre ce but. Les DRMs tombent comme des mouches à partir du moment qu’ils sont sous le feu des projecteurs: ils ne protègent donc rien pour les utilisateurs avancés qui se feront ensuite une joie de les faire circuler en P2P. Par contre, ils compliquent la vie de l’utilisateur souhaitant payer et non se servir, punissant donc ceux qui devraient être récompensés.
A l’inverse, cet éditeur auprès duquel j’ai réalisé cet achat est dans une logique valorisante. Le prix est plus attractif, on ne bloque pas mon utilisation du fichier (on se contente de mettre une sorte d’identification), j’ai accès au livre avant qu’il soit mis en rayon et on me donne les nouvelles versions de ce livre. On pourrait prendre l’exemple de BAEN aussi, proposant ses livres dans de nombreux formats sans DRM, donnant gratuitement le premier volume des œuvres composant un cycle et proposant des modèles de distributions attractifs.
Amazon semble vouloir cacher certains des défauts inhérents aux DRMs, en proposant l’achat directement sur son futur périphérique. Tout cela reste néanmoins très cosmétique: tout d’abord je reste dubitatif quand à la capacité actuelle d’un périphérique e-paper d’explorer un magasin en ligne aussi complexe qu’Amazon, et cela n’enlève en aucun cas l’incapacité de choisir son revendeur, de transférer vers d’autres périphériques etc…
Au lieu d’investir dans des systèmes de DRMs coûteux et complexes (et des les abandonner, comme Google récemment dans le domaine de la vidéo, ou Microsoft avec Play For Sure), et de poursuivre les utilisateurs comme si c’étaient des bandits de grand chemin, il faudrait se focaliser sur la façon de faciliter et d’améliorer l’expérience utilisateur. Il y a un nombre considérable de choses qu’on peut faire en plus dans un monde dématérialisé: entre autre proposer un choix illimité ou encore faciliter la découverte de nouveaux contenus. Mais il semblerait que les acteurs du marché aient du mal à saisir ces enjeux, et cela ne s’arrête pas au monde de la musique. Le lancement d’iTunes sur l’iPod et l’iPhone est un exemple parfait de cet esprit conservateur (très proche de ce que Amazon veut faire visiblement avec le Kindle). Ce qui intéresse les consommateurs, c’est de pouvoir bénéficier de services comme Last.fm ou Pandora, exploitant les capacités WiFi de leur appareil pour avoir une radio faite sur mesure à leur goût, pas d’acheter des chansons qu’ils seront ensuite incapables de lire sur un autre appareil.
Le consommateur n’est pas un voleur qu’il faut punir et persécuter, il y a simplement des modes de consommation qui évoluent. Face au mécontentement général, le marché de la musique prend progressivement conscience de ces réalités, il serait quand même dommage qu’en bénéficiant de cette expérience, le marché du livre refasse les mêmes erreurs…
L’absence d’un vrai standard est effectivement un vrai problème. La difficulté de la transition est quelque chose de plus volatile, qui peut changer rapidement : il ne faut pas oublier tout de même que les fichiers numériques des livres existent tous, et que le Gutenberg des lecteurs ou l’OCR des éditeurs sont des palliatifs au fait que les fichiers numériques soient indisponibles.
Quant au fond de la question des DRM, je te rejoints totalement. Offrons des services supplémentaires plutôt que de contraindre nos meilleurs utilisateus.
Plus qu’une question de désagrément pratique pour les utilisateurs, les DRM touchent plus profondément à la nature même des livres comme objets marchands. Ils consacrent un basculement vers une économie de l’accès dans laquelle nous ne sommes plus propriétaires des livres que nous sommes persuadés d’avoir achetés “à l’ancienne”. C’est d’ailleurs sur cet aspect, je pense, que se jouent les débats et manoeuvres autour du droit d’auteur. Les éditeurs et les producteurs n’ont aucun intérêt à terme à s’attaquer frontalement à leur clientèle. En revanche, ils ont tout à gagner à sanctuariser une logique de l’accès dont ils espèrent qu’elle leur apportera des revenus plus réguliers et globalement plus élevés. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de la récente loi DADVSI qui consiste en premier lieu à protéger juridiquement les protections techniques. Celles-ci ne sont pas tant pressenties pour empêcher la circulation sauvage des contenus mais pour contrôler les futurs usages liés aux biens culturels numériques.
En bref, d’un côté des consommateurs qui raisonnent encore largement en termes de propriété des contenus, de l’autre des acteurs économiques qui n’aspirent à terme qu’à une pure logique de l’accès à ces contenus. Deux mondes qui s’opposent donc et qui font que sans langage commun, le dialogue est difficile. C’est là que réside à mon avis le blocage principal au développement de l’édition numérique. Pour le surmonter, il faudra trouver un interstice dans lequel effectivement la notion de service à réelle valeur ajoutée jouera un rôle majeur. Dans ce cas de figure, les contenus ne seront plus qu’un prétexte à un nouveau type d’échanges qu’il reste encore à inventer … urgemment !
Les fichiers numériques des livres sont très loin d’exister tous ! Un très grand nombre de livres sont à l’état de films chez les imprimeurs, les corrections ont été faites page à page sur les montages. Côté littérature aussi, du fait de la quasi-généralisation du procédé Cameron, les livres se trouvent à l’état de films négatifs puis de polymères. Même si les éditeurs ont passés beaucoup de leurs titres en numérique depuis quelques années au fur et à mesure des réimpressions, on est encore loin de catalogues d’éditeurs entièrement disponibles, très loin s’en faut ! Surtout pour des ouvrages concernés par le phénomène de “longue traîne”! Un standart commun, oui, très vite en effet pour libérer le livre numérique de supports exclusifs. Une autre remarque aussi pour le livre qui est importante. Si l’écoute d’un morceau de musique demande quelques secondes pour se rendre compte de la qualité, l’appréciation de la qualité d’un livre numérique ne peut pas s’apprécier si facilement (voir même impossible pour le lecteur), ce lecteur ira forcément vers un médiateur-éditeur-distributeur, appelons-le comme on voudra, qui sera gage de cette qualité du contenu. A titre personnel, je me refuse à consacrer plusieurs heures, plusieurs jours de mon temps à la lecture d’un contenu dont je ne suis pas absolument sûr. Nous savons le nombre de téléchargements sur Gutenberg, beaucoup moins des lectures effectivements menées jusqu’au bout, encore moins aussi des doutes-incertitudes des lecteurs par rapport à des livres d’éditeurs qui seraient disponibles… Un Napster du livre aurait les mêmes difficultés à emporter une adhésion massive. N’oublions pas que quand on n’achète un livre, on achète aussi un livre “estampillé” par un éditeur qui l’a choisi, qui l’a mis en forme et qui engage sa responsabilité morale vis-à-vis d’un lecteur, c’est un élément très important, cette sorte de “contrat” dans la lecture. Le phénomène en cette rentrée littéraire en est la meilleure preuve. J’imagine le désemparement des lecteurs l’année prochaine, si on leur dit qu’ils ne leur restent plus pour choisir leurs livres que Lulu et un Bookster pirate !
Je suis très heureux de voir ce billet. Il recoupe un bon nombre de choses que je penses aussi.
J’aimerai toutefois ajouter une précision à propos du format standard universel du livre électronique…
Il me semble qu’il existe déjà… qu’il est très répandu lisible par tout le monde, libre de droit, qu’il a tous les avantages…. ce format.. nous somme même en train de l’utiliser ici.. c’est l’html !
Pourquoi ne pas utiliser l’html pour les livres électroniques ?? Il me semble que c’est un format connu qui peut avantageusement s’adapter à la plateforme sur laquelle il devra être lu. (taille et forme d’écran)
Toutefois, expérience faite avec mon iLiad, le format que j’utilise le plus fréquemment, c’est le pdf… pourquoi ? et bien tout simplement par ce que l’iLiad est capable de mémoriser la page à laquelle j’en suis… chose que l’html qui s’affiche au kilomètre ne fait pas…
Mais résoudre se problème est possible. Il y a moyen de mettre des ancres dans l’html… mais c’est juste un question de préparer le document à être une livre qui se lit sur plusieurs heures avec des pauses et non une page web qui se parcours en quelques secondes…..
Sinon, je me réjoui de voir l’arrivée de services équivalent à last.fm dans le domaine du livre….
Pour compléter ce que dis Aldus, je pense aussi qu’il est difficile de se faire une opinion d’un livre en quelques secondes.. par contre je ne suis pas certain que l’éditeur soit forcément de confiance et proche de ses goûts persos…
Une recommandation comme celle d’amazon est bien pratique… et un futur service équivalent à last.fm… serait carrément.. génial !
Le nouveau standard d’IDPF c’est justement du XHTML+CSS pour la présentation de contenu. A cela il faut ajouter aussi du Dublin Core pour les métadonnées, permettre d’embarquer des fontes dans le fichier, un conteneur zip standard etc…
Un simple fichier HTML ce n’est pas suffisant. Il faut aussi pouvoire décrire le fichier (les métadonnées), avoir un vrai système représentant la table des matières (ce que tu fais dans un OPF en epub), et un conteneur standard dans lequel tu mets le tout. Je te conseille de prendre un fichier epub sur Feedbooks et de le dezipper pour comprendre comment tout cela fonctionne !
A ces questions de formats, il faut aussi ajouter des problèmes sur les lecteurs. Pourquoi une absence de quelque chose d’aussi fondamental que la césure des mots par exemple, le respect des blancs et autres règles de typographie ?
Quand tu dis que tu utilises du PDF pour marquer la page, en fait cela c’est purement dépendant de ton lecteur. Sur un autre lecteur tu pourrais très bien mettre des marques-pages dans des fichiers txt ou rtf par exemple, ce qui est identique au HTML vu qu’il n’y a pas à proprement parler de pages.
Merci pour toute ces informations. Je ne connaissais pas le format IDPF. C’est une heureuse découverte.
J’ai décortiqué Alice in Wonderland au format .epub ça me semble très bien fait.
Il va falloir que j’approfondisse mes connaissances sur le sujet.