Interview de Jean-François Gayrard, fondateur des éditions Numeriklivres

par Bernard

Feedbooks vous propose un point sur les éditions Numeriklivres, avec une interview  de Jean-François Gayrard.

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à créer Numeriklivres ?

Deux éléments déclencheurs : la première fois que j’ai tenu une liseuse entre les mains, il y a maintenant 4 ans et notre expérience d’écrire un roman “live” sur les réseaux sociaux et Facebook en particulier – Le Roman d’Arnaud – avec mes complices de l’époque Gwen Catala et Christophe Sanchez. À partir de ce moment là j’ai compris que la littérature pouvait se dématérialiser et exister autrement que sur un support papier.

Quelle est votre politique éditoriale ?

Notre catalogue est un catalogue grand public, avant tout et nous nous concentrons essentiellement sur la littérature de genre (polar, romance, jeunesse, imaginaire, érotisme). Notre politique éditoriale est également dans la proposition des formats : des formats courts et des formats longs. Nos formats courts sont formatés, généralement sur un temps de lecture de 45 minutes, soit l’équivalent de 80 pages et présentés sous forme de série.

Quels sont les auteurs qui ont rencontré le succès public à ce jour ?

La Mémoire froisséeLe Waldganger, épisode 1Les Héros, ça s'trompe jamais, épisode 1

Contre toute attente, le succès dont nous sommes le plus fier est sans conteste celui de La Mémoire froissée de Christine Machureau ; une saga historico-médiévale en 5 tomes qui, à ce jour, a dépassé les 2500 téléchargements payants. Sinon, Jeff Balek, Marie Potvin, Christy Saubesty sont nos auteurs les plus téléchargés.

En littérature de l’imaginaire et en policier, pourriez-vous conseiller à nos lecteurs deux trois titres de votre catalogue ?

L'indélicatesse du cosmosUn pastis sinon rienLe Fantôme de Pont-Saint-RémyChaos blanc

C’est toujours très difficile ce genre de question car j’aurai envie de défendre, sans aucune exception, tous les titres de notre catalogue. C’est un peu la torture de vous suggérer quelques titres. Dans le domaine de l’imaginaire, je ne serai trop vous conseiller de vous plonger de l’univers quelque peu décalé de Éric Lequien Esposti avec L’Indélicatesse du cosmos, de la SF qui sort vraiment de l’ordinaire. Côté, polar il faut vraiment se plonger dans les enquêtes de Ruben Quinquet de Charly Green ou les Petits crimes extraordinaires de Patrick Llewelyn. Mais si vous me permettez, un autre titre, le Chaos blanc de Christophe Kauffman n’est pas un polar banal.

Vous avez opté pour une maison 100% numérique. Pour vivre, voire tenir, le le corollaire de ce choix ne passe-t-il pas par l’obligation de démultiplier votre catalogue voire de vendre du domaine public ?

En fait, aujourd’hui plus que jamais, cette connotation “100% numérique” est derrière nous. Nous nous concentrons surtout sur notre travail d’éditeur, sur effectivement la diversité de notre catalogue qui repose sur 9 collections phares dont la collection e-LIRE, une collection très littéraire à laquelle nous tenons énormément. C’est le catalogue qui fait la réputation d’un éditeur et non pas le fait qu’il publie en papier ou en numérique. Et cela prend du temps de construire un catalogue. Quant à la réédition de certains titres du domaine public, je ne m’étendrai pas sur ce sujet, dans la mesure où, contrairement à d’autres, nous n’en faisons pas notre fonds de commerce.