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Le chant du converti : deuxième roman de Sebastian Rotella

Le 4 septembre 2014, les éditions Liana Levi publient le thriller/roman noir Le chant du converti, deuxième roman de Sebastian Rotella. C’est l’accueil très positif  par la blogosphère de Triple Crossing qui m’a donné envie de le lire.

 

Lu à propos  de Triple Crossing 

Cannibales Lecteurs  ( 9 mai 2012) : On en ressort repu de suspense et enrichi de connaissances édifiantes sur la marche ténébreuse du monde. La littérature noire, parfois, offre ce genre de sensation intéressante. Ne passez pas à côté.

Unwalkers  ( 3 avril 2012) : J’avais déjà lu sur ce sujet, des bouquins qui m’avaient beaucoup plus : Patrick Bard, Kem Nunn, Gabriel Trujillo Munoz, Ellroy (sans être mon préféré de l’auteur) et bien sur, pour moi le chef d’œuvre absolu, le livre que je possède en broché, en poche, en anglais, en sumérien et en labrador : La griffe du chien du seigneur Winslow. Et fort est d’avouer que Rotella pour son premier essai m’a bien scotché la tronche et m’a plongé dans son histoire sans que j’ai grand chose à chipoter.

 

Le chant du converti : présentation de l’éditeur

Valentin Pescatore, héros de Triple Crossing, essaie de faire table rase du passé et de tout recommencer à Buenos Aires. Il y travaille pour une entreprise de sécurité dirigée par Facundo, un Juif argentin. Un jour, à l’aéroport, il tombe sur Raymond, son ami d’enfance, malfrat à ses heures, qui réapparaît après une décennie de silence, passée « en marge ». Valentin s’interroge sur le hasard qui aurait amené Raymond à croiser de nouveau sa route. Quelques jours plus tard, un attentat monstrueux fait des centaines de victimes dans un centre commercial du quartier juif de Buenos Aires et un appel intercepté sur l’ancien téléphone de Valentin fait de lui un suspect. Or la dernière personne à qui il a donné ce numéro dont il ne se sert plus est justement Raymond. Il commence à soupçonner que ce dernier est lié à l’attentat. Pour se disculper, Valentin n’a d’autre choix que de rejoindre un bataillon d’officiers du renseignement venus de trois pays, dont l’agent français Fatima Belhaj, et de s’embarquer dans une chasse à l’homme mondialisée. Le principal suspect n’est autre que celui qui autrefois était son meilleur ami.

Pour vous faire patienter jusqu’à septembre, Feedbooks vous propose deux extrait d’une interview à paraître sur Feedbooks et une discographie.

 

L’ouverture du roman est sublime et très cinématographique. Ecrivez-vous avec des images et du son dans la tête ?

Sebastian Rotella : Mes histoires proviennent assez largement de mes propres expériences et sont déterminées par les personnages et le décor. Le panorama qui ouvre le roman Le Chant du Converti a une résonance particulière : les quartiers multiculturels en bordure de lac à Chicago, où j’ai grandi. Je trouve que ça déborde de beauté, de danger, de mystère, de nostalgie et de mélancolie, et pour les personnages aussi. Le roman s’ouvre sur une nuit fatidique pour l’amitié entre Raymond et Pescatore, qui se connaissent depuis l’enfance. Les images du prologue essaient de recréer un lieu, une atmosphère, une idée du changement et de la perte.

La musique joue un rôle prépondérant dans ma vie de tous les jours et dans mon processus de création. J’écris avec une bande-son dans la tête. Dans ce roman, j’ai poussé ça encore plus loin parce que Raymond est chanteur. La musique est au centre de sa vie, de son charme dangereux : c’est son chant des sirènes. La musique évoque le passé qu’il partage avec Valentino. La musique dans le livre représente aussi l’identité, les sous-cultures, les tribus urbaines, les langages, les endroits et les souvenirs. Chaque titre de chapitre est le titre d’une chanson liée à ce qui se passe dans le chapitre et à l’atmosphère et les idées qu’il évoque.

Extrait d’interview à paraître sur Feedbooks le jour de la sortie du roman.

 

Chaque titre de chapitre est le titre d’une chanson liée à ce qui se passe dans le chapitre et à l’atmosphère et les idées qu’il évoque.

Cliquez sur un titre pour accéder à l’écoute sur YouTube.

  1. Cafetín de Buenos Aires
    Ses épaules dansaient au rythme du célèbre tango diffusé par la radio : Cafetín de Buenos Aires.
  2. Backstreets
    – Backstreets. Super chanson.
    Il entonna la mélodie en même temps que Springsteen. Son groupe de rock avait fait d’assez bonnes reprises du Boss. Raymond avait eu une période d’adulation pour le chanteur, durant laquelle il jouait à fond sur leur très légère ressemblance.
  3. Todos Tenemos un Amor
    Todos Tenemos un Amor de La Mosca. Un air joyeux, débordant de cuivres et de percussions
  4. Evil Ways
    Il se revoyait téléchargeant une sonnerie : le refrain de Evil Ways par Santana. Un souvenir de l’époque où il vivait avec Isabel. Le soir, en rentrant du travail, il lui fredonnait souvent pour plaisanter le passage sur la maison sombre et les casseroles froides.
  5. Cambalache
    – Mieux vaut éviter d’échanger des documents. Vous avez bien fait de venir me voir. Je transmettrai ces données aux agents compétents. L’enquête est ralentie et faussée par les différents intérêts en jeu. Les polices fédérale et provinciale sont toutes deux impliquées à un niveau ou un autre. Quant aux dirigeants, ils doivent tenir compte de problèmes de politique intérieure et extérieure. Un vrai cambalache.
    Pescatore traduisit pour Behlaj :
    – C’est un tango qui parle de la corruption omniprésente, à cause de laquelle on a du mal à distinguer les escrocs de ceux qui ne le sont pas
  6. Sophisticated Lady
    – Je viens de rencontrer sa copine de Buenos Aires, Florencia. Tu la connais ? Grosse, vieille, moche. Mais elle doit être plus douée que toi au lit, parce qu’il n’arrive pas à se passer d’elle. Il était encore là-bas pour se la taper il y a quelques semaines, juste avant les attentats. Raymond adore lui chanter la sérénade. Sophisticated Lady. Très romantique, non ? Est-ce qu’il chante pour toi aussi ?
    – Je n’ai rien à vous dire.
  7. Les brigands
    Biondani sortit du véhicule. Belhaj demanda :
    – Des opérettes ? Comme Les Brigands d’Offenbach ?
    – Pas exactement, non…
  8. Ansiedad
    Un mec super ! s’exclama Nestor, l’accordéoniste, en rejetant ses longs cheveux vers l’arrière. Il nous faisait rire avec ses imitations. Bocha, tu te souviens quand il reprenait Nat King Cole ? Ansiedad ?
  9. Heart Won’t Tell a Lie
    Pescatore crut reconnaître les premiers accords de guitare de Heart Won’t Tell a Lie de Los Lonely Boys. Il avait découvert les frères Garza, un trio texan, à l’époque où il bossait à la Frontalière. Il eut le mal du pays en repensant à San Diego. Là-bas, à l’époque, il ressentait la même chose en pensant à Chicago. Et visiblement, une nouvelle ville allait s’ajouter à la liste.
  10. Gibraltar
    Elle lui tendit ses écouteurs.
    – La chanson s’appelle Gibraltar.
    – Cool, déclara-t-il après quelques mesures. Avec ce piano et ces percus, on dirait du jazz spoken-word.
    – C’est à propos d’un jeune homme sur le détroit de Gibraltar.
    – Ouais, je crois que j’ai saisi. Un jeune Noir, qui passe par différents états. D’abord il pleure, après il chante dans un bar, c’est ça ? Et après il hurle comme un fou. Il est heureux. Il part pour le merveilleux royaume du Maroc.
  11. Angelina
    – Un bourreau des cœurs, oui. Il draguait toujours les serveuses. Pour lui, c’était un jeu. Dès qu’elles étaient un minimum jolies, il leur débitait son baratin et leur chantait Angelina de Louis Prima.
  12. El Baile del Sua-Sua
    Yennifer avait trouvé une chaîne de clips. Soudain, elle poussa un cri de joie en reconnaissant une de ses chansons préférées : El Baile del Sua-Sua par Kinito Mendez. Elle se mit à danser le merengue comme les Dominicaines sensuelles qui ondulaient à l’écran, chantant à l’unisson : « Divise ton corps en deux. En haut, tu ne bouges pas. Et en bas, ça fait sua-sua-sua. »
  13. I Love Paris
  14. How Blue Can You Get 
    Un jour, on a écouté de la musique dans ma voiture – je suis un grand fan de blues. Raymond s’y connaissait aussi. La fois d’après, il m’a offert un enregistrement live de B.B. King à Chicago. Un classique : How Blue Can You Get ?
  15. Jour de Paye
  16. Champs-Élysées
  17. La Bataille d’Alger
  18. Jour de Paye – bis
  19. Direction Chicago
  20. This Masquerade
    Un jour, je lui ai chanté This Masquerade, expliqua Ray. Depuis, elle écoute George Benson toute la journée
  21. Ya no me acuerdo
    Ya no me acuerdo était une balade du duo Estopa, deux frères originaires d’une ville ouvrière proche de Barcelone. Un air tendre, mélancolique. En Argentine, il l’avait souvent écoutée en pensant à Isabel Puente – quand il se demandait si elle était aussi seule à Washington que lui à Buenos Aires, si elle luttait elle aussi contre l’envie de lui téléphoner, de lui écrire ou de sauter dans un avion pour mettre fin à ce silence, à cette solitude.
  22. My Rifle, My Pony and Me
    Raymond sourit et se mit à chanter My Rifle, My Pony and Me, la chanson du film. Son imitation du beau timbre de baryton de Dean Martin, à mi-chemin entre le Rital et le cow-boy, s’était encore améliorée avec le temps
  23. Adam Raised a Cain
    C’était un e-mail de quatre mots : Adam Raised a Cain – « Adam engendra Caïn », ou « Adam piqua une crise », selon les traductions. Le titre d’un vieux tube de Springsteen qu’ils avaient choisi comme code.

 

news-chant-converti-sebastian-rotella-liana-l-L-tofaboPhoto de Philippe Matsas - Opale_Matsas

 

Rappel : le Chant du converti et l’interview de Sebastian Rotella seront disponibles sur Feedbooks le 4 septembre 2014.

La valise d’un libraire de Feedbooks subtilisée à la douane

Un de nos libraires a été arrêté à la douane car sa valise a été jugé non conforme à celle d’un vacancier lamdda (nous reproduisons une copie de celle-ci ci-dessous). Sans doute a-t-il lu trop de polars dans sa vie : il a confondu vacances avec expériences extrêmes.

Bon, après les douaniers n’ont pas compris que ce n’est que du virtuel et que cliquer sur les images ne donne accès qu’à des conseils littéraires ! On espère que notre libraire en prison pour quelques jours aura ainsi plus de temps pour lire la PAL de la rentrée littéraire.

Pourquoi réduire la sélection à 5 polars cet été ?

L’été – au moins pour les plus chanceux d’entre nous -, nous retrouvons avec la joie enfin le temps pour lire un livre par jour. Avec 5 semaines de congés payés + les RTT, on peut augmenter la PAL estivale (pile de livres à lire)  sans crainte de ne pas arriver au bout  !

Hier, le blog Aldus proposait une sélection de 5 polars pour l’été effectuée par des blogueurs.

Vu qu’Hervé Bienvault est ouvert à toutes les initiatives :-), j’ai répondu en commentaire que les libraires de Feedbooks partageaient tous les jours leur veille sur le genre en rappelant les deux accès à la veille dédiée au roman policier et thriller soit plus de 1000 articles référencés !

En réponse à ce commentaire, Hervé Bienvault m’a alors dit que c’est ma sélection qu’il souhaitait.

Merci Bernard pour ces listes, mais on aimerait mieux la sélection des 5 polars français de l’été pour Feedbooks !

J’ai alors rappelé dans une succession de commentaires que les sélections des libraires sont accessibles sur le catalogue pour le roman policier comme pour le thriller. Dans la sélection des 10 romans à lire cet été publiée sur le blog  et accessible directement sur le site de la librairie, il y a 5 polars !

Et cerise sur le gâteau, nous avons publié 6 interviews d’auteurs de polar au mois de juin et que nous avons conseillé particulièrement les lectures des romans de Shannon Burke et Nicolas Nicolas Mathieu.

Et pour les amateurs de promotion, pour l’Opération Lectures Dangereuses – Un été en noir… des éditions Viviane Hamy et Métailié, nous avons mis en avant les 11 auteurs que l’on préfère

 

Récapitulatif des promos dédiées au roman policier  jusqu’à la fin juillet

#promo Sonatine jusqu’au 31 juillet

8 polars à 4.99 € http://bit.ly/1mdBd7B

Opération Lectures Dangereuses – Un été en noir… avec Viviane Hamy et Métailié jusqu’à fin août

97 titres à 4.99 € (pour le fonds) et 9.99 € (pour les nouveautés) http://bit.ly/SKHpbI

#promo Opération POLAR numérique jusqu’au 20 juillet

40 romans policiers au format ePub sans DRM  proposés aux prix uniques de 4,99 € ou 9,99 €

(Critic, BakerStreet, Aube, Philippe Picquier, Moutons électriques, Mirobole, Mnémos)

http://bit.ly/TrZg7w

#promo Polar été Editis

baisse de prix sur 42 nouveaux romans du 18/07/2014 au 12/08/2014 http://bit.ly/VwgaU7 

 

 Vive l’été et le temps retrouvé pour lire des polars !

 

PS : n’oubliez pas le guide du roman policier et du thriller en format numérique.

Emile Zola n’accuse pas le numérique

Le domaine public, c’est gratuit sur Feedbooks, et en plus les libraires s’attellent à vous présenter les oeuvres d’une manière ludique.

Ci-dessous, la preuve par Emile Zola.

 

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Le Paris de Zola

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Chronologie des principaux faits marquants des Rougon-Macquart

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