Libraire à l'heure du numérique

Les billets les plus lus en septembre

33 billets ont été publiés en septembre 2014 sur le blog. Si vous n’avez pas suivi régulièrement le flux des parutions, n’hésitez pas à feuilleter la page archives .

Ci-dessous les 5 billets qui ont rencontré le plus de succès.

 

Les 70 auteurs les plus chroniqués en septembre sur la blogosphère littéraire

Chaque jour, les libraires effectuent une veille sur une centaine de sites à la recherche des chroniques de livres les plus intéressantes. Cette revue du web est accessible en permanence à cette adresse et directement sur les notices des livres concernés.

N’hésitez pas à cliquer sur un nom d’auteur pour accéder à la notice du livre, à la revue du web, voire à l’interview de l’auteur.

Les noms en rouge sont des auteurs interviewés par les libraires de Feedbooks.
Les noms en bleu sont des auteurs conseillés par les libraires de Feedbooks.

 

J’ai lu : le catalogue de littérature sentimentale disponible en numérique

Cet été, les éditions J’ai lu ont proposé une partie de leur catalogue de littérature sentimentale en numérique.
Il y a désormais 404 titres disponibles. A noter que les nouveaux titres sont sans DRM Adobe.

Le coeur ci-dessous présente les dernières séries entrées dans notre catalogue.

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier de Patrick Modiano

Le nouveau roman de Patrick Modiano paraît le 2 octobre aux éditions Gallimard. Vous pourrez le télécharger en vous rendant à cette adresse.

Modeste libraire, je ne me suis  pas hasardé à écrire une chronique du roman de Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier : je me suis juste une nouvelle fois contenté de découper en tranches ce roman.

 


PARIS 

Découvrez le Paris de Modiano en zoomant sur la carte interactive.

« Les façades d’immeubles et les carrefours étaient devenus, au fil des années, un paysage intérieur qui avait fini par recouvrir le Paris trop lisse et empaillé du présent. »


LES MOTS

J’ai choisi lors du premier chapitre quelques mots et tel un maniaque, j’ai compté le nombre d’occurrences tout au long de ma lecture. Je vous présente le résultat via ce nuage de mots clés. J’ai choisi un charme car cet arbre est l’ami de Jean Daragane, le personnage central qui enquête sur son enfance.


UN MORCEAU DE RÉALITÉ QU’IL AVAIT FAIT PASSER EN FRAUDE

D’ailleurs, depuis quelque temps, ses lectures s’étaient réduites à un seul auteur : Buffon. Il y trouvait beaucoup de réconfort grâce à la limpidité du style et il regrettait de n’avoir pas subi son influence : écrire des romans dont les personnages auraient été des animaux, et même des arbres ou des fleurs… Si on lui avait demandé aujourd’hui quel écrivain il aurait rêvé d’être, il aurait répondu sans hésiter : un Buffon des arbres et des fleurs.

Il n’avait jamais compris que l’on introduise dans un roman un être qui avait compté pour vous. Une fois qu’il s’était glissé dans le roman comme on traverse un miroir, il vous échappait pour toujours. Il n’avait jamais existé dans la vraie vie. On l’avait réduit à néant… Il fallait procéder de manière plus subtile.

Il avait décrit la scène avec exactitude et il savait que ce passage ne correspondait pas au reste du roman. C’était un morceau de réalité qu’il avait fait passer en fraude, l’un de ces messages personnels que l’on lance dans les petites annonces des journaux et qui ne peuvent être déchiffrés que par une seule personne.

 


A LA RECHERCHE DU TEMPS PERDU

Modiano

Patrick Modiano :  Le roman commence par des sonneries de téléphone. Le personnage principal − Jean Daragane −, après une longue hésitation, finit par répondre. Un inconnu lui dit qu’il a entre ses mains un carnet d’adresses que Daragane avait perdu. Daragane lui trouve une insistance suspecte et même un ton de maître-chanteur. La voix de cet inconnu va lui remettre en mémoire un épisode de son enfance qu’il croyait avoir oublié et qui aura été déterminant dans sa vie. D’une manière générale, la perte avive la mémoire à cause du manque ou du sentiment d’absence qu’elle provoque. Bien sûr, la perte d’un être que vous aimiez. Mais quelquefois la perte d’un objet anodin qui vous était familier dans le passé : soldat de plomb, porte-bonheur, lettre que vous aviez reçue, vieux carnet d’adresses… Cette perte et cette absence vous ouvrent une brèche dans le temps. »

Phrases relevés au fil du roman.

Mais à peine avait-il commencé sa lecture qu’il éprouva une sensation désagréable : les phrases s’enchevêtraient et d’autres phrases apparaissaient brusquement qui recouvraient les précédentes, et disparaissaient sans lui laisser le temps de les déchiffrer.

Peut-être ce temps-là n’était-il pas encore fini pour lui.

Tout ce passé était devenu si translucide avec le temps… une buée qui se dissipait sous le soleil.

Laissez-moi un peu de temps pour éclaircir le mystère…

Il avait décidé de faire un effort sur lui-même et de remonter, ne fût-ce qu’un instant, le cours du temps.

Il l’a oublié, ou plutôt, avec le temps, il n’y pense plus.

Et cette pensée lui causa une drôle de sensation, comme si le temps était aboli.

Les rues étaient en pente et, à mesure qu’il descendait, il avait la certitude de prendre le temps à rebours.

Au réveil, dans cette chambre, il se rendait compte qu’il lui avait fallu quinze ans pour traverser la rue.

Street art et librairie numérique

C’est bientôt la Nuit blanche 2014 et le libraire de Feedbooks rêve toujours de projeter les livres sur les murs de Paris !

 

N’hésitez pas à télécharger ces livres sur le catalogue de Feedbooks.