Le top 10 des meilleurs livres 2013 en numérique

par admin

Comme chaque année, avant la déferlante des remises des prix littéraires, les libraires et informaticiens de Feedbooks vous proposent leur liste des 10 meilleurs romans 2013.

 

Absolution de Patrick Flanery

Robert Laffont

Interview de Patrick Flanery

Interview de Patrick Flanery

Quand une célèbre écrivain sud-africaine rencontre un jeune universitaire chargé d’écrire sa biographie… Un duel littéraire fascinant qui tourne au thriller psychologique post-apartheid.

Patrick Flanery est né en Californie en 1975. Après avoir obtenu une licence d’arts plastiques à New York, il a travaillé trois ans dans l’industrie du cinéma. Puis il a émigré en Angleterre, ou il a obtenu un doctorat en littérature anglaise à Oxford. Auteur d’articles sur la littérature et le cinéma anglais et sud-africain, il collabore au Times Literary Supplement. Il vit actuellement à Londres. Absolution est son premier roman.

Au pouvoir des mots (24 août 2013) Ce roman est un travail d’orfèvre. Et c’est un premier roman.

Il est dangereux et difficile de généraliser sur des groupes de population lorsqu’on parle de l’apartheid (21 août 2013)  Interview de Patrick Flanery par Bernard Strainchamps, traduit par Lara Touitou.

 


En même temps, toute la terre et tout le ciel

Belfond

Interview de Ruth Ozeki

Interview de Ruth Ozeki

Entre réalité et imaginaire, une rencontre littéraire bouleversante entre deux femmes en quête d’identité. Puisant dans la tradition des  » I-Novels  » japonais, un roman à tiroirs empreint de questionnements métaphysiques, mais aussi humanistes et écologiques, auquel se mêle une troublante réflexion sur le temps, le langage, la méditation et l’Histoire. Dans la lignée de Murakami, un bijou littéraire original, à la fois profond et plein d’humour, intime et universel.

Ruth Ozeki est romancière et cinéaste. En même temps, toute la terre et tout le ciel est son troisième ouvrage et fait partie des romans sélectionnés pour le prix littéraire Man Booker Prize.

Cathulu (30 septembre 2013) Un roman d’une grande richesse et d’une extrême sensibilité qui évoque aussi bien le zen, avec une nonne de cent quatre ans pleine d’empathie et d’humour, les kamikazes, le choc des cultures, l’identité , la tentation du suicide mais sans jamais devenir pesant.

Les Echos (17 septembre 2013) Fabuleuse mise en abyme et fable «zen» onirique, «En même temps, toute la terre et tout le ciel» est aussi un brûlot, qui fait un sort à l’esprit guerrier américain et au fascisme rampant qui gangrène encore le Japon d’aujourd’hui.

La Caverne des Idées (21 août 2013) On peut en quelques pages être attendri, horrifié, puis éclater de rire avant de se perdre en conjectures sans fin. C’est un livre capable de lorgner autant vers la physique quantique que le zen sans qu’on y trouve à redire ni qu’on se sente perdu. On y apprend également beaucoup sur le Japon.

Toutes les histoires sont des histoires de survivants, à condition qu’elles soient racontées (11 septembre 2013)  Interview de Ruth Ozeki par Lara Touitou.

 


La Constellation du chien de Peter Heller

Actes sud

Peter Heller

Interview de Peter Heller

À la fois captivant roman d’aventures, grand huit des émotions humaines, déclaration d’amour à la nature et pure révélation littéraire, La Constellation du Chien est une version solaire de La Route de Cormac McCarthy. (Et in extremis, réconfortante !)

Bien que Peter Heller soit new-yorkais, qu’il ait étudié dans le Vermont et le New Hampshire et qu’il vive aujourd’hui à Denver, son CV correspond à celui de tout bon auteur du Montana qui se respecte : il a été plongeur, maçon, bûcheron, pêcheur en mer, moniteur de kayak, guide de rivière et livreur de pizzas. Coup d’essai, coup de maître, La Constellation du Chien est son premier roman.

Shangols (28 mai 2013) Découvrir dans un premier roman une langue nouvelle, tout en retrouvant quelque chose du souffle des grands auteurs qu’on aime (Harrison, McCarthy, Hemingway, …), avouez que c’est pas si fréquent.

J’aime écrire de la fiction dans cette optique de découverte constante car cela me ravit, me choque, me surprend ( 7 juin 2013) Interview de Peter Heller par Bernard Strainchamps, traduit par Lara Touitou.

 


Le détour de Gerbrand Bakker

Gallimard

Interview de Gerbrand Bakker

Interview de Gerbrand Bakker

Le détour excelle dans l’art de peindre des vies silencieuses. Des existences cabossées, des êtres en fuite à la recherche d’un apaisement impossible sont les héros de ce roman d’une grande profondeur qui explore la condition humaine dans toute sa complexité.

Gerbrand Bakker est né en 1962. Après des études de lettres à Amsterdam, il a exercé différents métiers, puis publié un livre pour adolescents en 2004. Son premier roman,Là-haut, tout est calme, l’a fait connaître non seulement dans son pays mais a été un grand succès dans toute l’Europe. En France, il a notamment reçu le prix Millepages.

Parfois, le contexte est juste du bruit, c’est sans importance pour le déroulement de l’histoire ( 4 mars 2013)  Interview de Gerbrand Bakker par Lara Touitou.

 


Le rire du grand blessé de Cécile Coulon

Viviane Hamy

Interview de Cécile Coulon

Interview de Cécile Coulon

PAYS : Inconnu REGIME : Totalitaire ENNEMI PUBLIC N°1 : La littérature NOM : 1075 / PARTICULARITE : Analphabète Désormais, seuls circulent librement les livres officiels. Le Grand a mis au point les « Manifestations À Haut Risque », des lectures publiques qui ont lieu dans des stades de plus en plus grands pour permettre de réunir toujours plus de consommateurs. S’y déchaînent les passions furieuses des spectateurs. 

Cécile Coulon est née en 1990. Après des études en hypokhâgne et khâgne à Clermont-Ferrand, elle poursuit des études de Lettres Modernes. Le rire du grand blessé> est le troisième roman de cette auteure publié aux éditions Viviane Hamy.

L’Express  (9 septembre 2013) Avec cette parabole impeccable sur un totalitarisme sans mémoire, la jeune Cécile Coulon s’essaie avec succès au roman d’anticipation. Son style, toujours aussi sobre, est en parfaite adéquation avec la teneur du propos.

Le Monde (22 août 2013) Satire d’une société où le culte du divertissement détruit la liberté et condamne la culture, Le Rire du grand blessé revisite avec brio un thème devenu un classique.

Les lectures de Nebel ( 5 août 2013)  Amateur de SF ou non, lancez-vous, vous qui lisez, vous qui faites partis de notre société actuelle, ce roman vous interpellera forcément.

Un objet n’est ni pire, ni meilleur que l’homme qui s’en sert (22 août 2013)  Interview de Cécile Coulon par Bernard Strainchamps.

 


Une vérité si délicate de John le Carré

Le Seuil

John le Carré

Chronique scénarisée

D’une actualité brûlante – l’affrontement entre chrétienté et islam –, Une vérité si délicate, vingt-troisième roman de l’auteur, est percutant, resserré comme un poing. Magistral.

John le Carré est l’auteur de nombreux romans d’espionnage se déroulant dans le contexte de la Guerre froide, en particulier ceux mettant en scène George Smiley dans la « Trilogie de Karla » (La Taupe, Comme un collégien, Les Gens de Smiley) et dans d’autres romans. Son œuvre est à l’opposé de la mythologie de l’espion à la James Bond : ses héros sont bien plus complexes et beaucoup plus discrets. (source Wikipédia)

Télérama (19 octobre 2013) La structure diabolique, les dialogues éblouissants, la tension du récit tiennent le lecteur qui assiste à la tentative désespérée des deux héros pour établir une vérité que d’autres s’emploient à étouffer par tous les moyens.

 


Confiteor de Jaume Cabré

Actes sud

Jaume Cabré

Jaume Cabré

Avant que la lucidité ne le quitte à jamais, un homme écrit à la femme de sa vie, dans le chaos absolu d’une mémoire vacillante, de longs feuillets recto/verso. D’un côté : l’itinéraire d’un enfant sans amour et l’affliction d’un adulte sans dieu,  de l’autre : l’histoire du Mal souverain. Confiteor (en latin : je confesse) est une véritable cathédrale profane.

Né à Barcelone en 1947, Jaume Cabré est l’un des écrivains catalans les plus reconnus par la critique et les lecteurs, récompensé par le prix d’honneur des Lettres catalanes en 2010.

L’Express (17 octobre 2013) Huit ans de travail, près de 800 pages, des centaines de sous-intrigues et de personnages, un récit qui court du XIVe au XXIe siècle entre l’Espagne, l’Allemagne, Paris et Rome: Confiteor a tout du roman-monstre, qui tente d’embrasser le mouvement du monde et tous les genres littéraires.

Télérama ( 4 septembre 2013) Un roman inépuisable de presque huit cents pages, qui donne l’enivrante impression, comme le confesse son héros à la fin de sa vie, de n’avoir pas dit la moitié de ce qu’il avait en tête.

 


Au réveil il était midi

Atalante

Claude Ecken

Claude Ecken

Un étranger craignant une reconduite à la frontière, prêt à mourir en sautant de l’immeuble.

Un enfant qui rêve de cellule de soutien psychologique.

Un vieil homme qui voit d’un mauvais œil les jeunes du quartier répéter leur rap dans l’immeuble. La longue errance d’une femme au fil des structures sociales censées l’aider.

Une note de l’observatoire de veille sanitaire établissant l’étiologie d’une nouvelle maladie chez les employés du service public, entre paranoïa et schizophrénie.

Un jeune homme considéré comme pré-délinquant avant sa naissance.

 Autant de situations qui évoquent des faits divers récents et sont prétexte à des histoires qui les prolongent et les mettent en perspective, dénonçant une dérive progressive vers un avenir incertain.

L’écriture et le sens du récit de Claude Ecken sont empreints d’un humanisme qui sont autant d’occasions de réfléchir que de raisons d’espérer.

Bifrost : (27 avril 2012) L’autre grande erreur aurait été de faire d’Au réveil il était midi un pamphlet revendicatif et provocateur, au détriment de toute ambition littéraire. Un piège que déjoue Claude Ecken en travaillant tel un orfèvre la forme de chacun de ses récits, portés qui plus est par une écriture où l’élégance le dispute à la précision.


Buchet/Chastel

Buchet/Chastel

Courtney Collins

Interview de Courtney Collins

Inspiré par la vie de la première femme bushranger, Jessie Hickman, Sous la terre est une ode à la liberté aussi envoûtante que cruelle.

Courtney Collins a grandi en Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, où elle vit actuellement. Sous la terre est son premier roman. Publié en 2012 en Australie, il a été sélectionné pour plusieurs prix et a reçu un formidable accueil.

Moi, Clara et les mots ( 1 octobre 2013) Un destin de femme hors du commun pour ce roman inspiré de la vie de Jessie Hickman cette Bushranger de l’Australie. Un livre où cette nature inhospitalière est omniprésente et décrite magnifiquement !

Le koala lit ( 1 juillet 2013) C’est un roman très agréable à lire, qui donne un aperçu de la pénible vie des stockmen australiens au début du XIXe siècle, et retrace fidèlement le destin hors du commun de Jessie Hickman. On visualise parfaitement les paysages, les montagnes et rivières qui sillonnent la Nouvelle Galles du Sud. Les grandes chevauchées en cheval donnent lieux à de belles descriptions de la région.

J’ai une croyance en la fiction : je crois qu’elle permet de nous comprendre nous-mêmes un peu mieux (10 septembre 2013) Interview de Courtney Collins par Bernard Strainchamps, traduit par Lara Touitou.

 


Hallgrímur Helgason

Presses de la cité

Hallgrímur Helgason

Interview d’Hallgrímur Helgason

La Femme à 1000° navigue entre légèreté et profondeur au gré du récité de l’irrévérencieuse Herra, dont l’histoire est à l’image de celle de l’Islande, sa patrie, et de celle de l’Europe: mouvementée, sanglante et tragique.

L’Islandais Hallgrímur Helgason a cultivé ses dons d’artiste avant de révéler son talent d’écrivain dans les années 1990. Auteur de onze romans et d’un livre pour enfants, il écrit aussi de la poésie, des articles, des pièces pour la radio et le théâtre, des essais sur la culture et la société. Après 101 Reykjavik, sorti chez Actes Sud en 2002, les Presses de la Cité publient son second roman traduit en français La Femme à 1000°C.

Les lectures de l’oncle Paul ( 4 septembre 2013) Roman hybride et stroboscopique, La femme à 1000° propulse des confettis mémoire jetés en pâture sous les yeux du lecteur dans une myriade de couleurs et de formes, jouant dans la lumière d’hier et d’aujourd’hui.

Les lectures de Ollie  (26 juillet 2013) Un livre très riche entre rires et larmes, on n’oublie pas facilement cette femme hors du commun.

Je voulais écrire sur la seconde guerre mondiale du point de vue d’une femme ( 4 septembre 2013)  Interview de Hallgrímur Helgason par Bernard Strainchamps, traduit par Lara Touitou.