Cette semaine (27/04/2012), nous avons repéré

par Bernard

Fille du ténor préféré du compositeur Janáček, Elina Marsch, née en 1926 dans une famille juive, grandit en compagnie des maîtresses de son père, cantatrices célèbres dont elle apprend l’art de la séduction et tout un répertoire d’airs de folie et de mort avant de connaître les vicissitudes de la guerre et ses horreurs et de s’enfuir en Amérique.

Lire/Christine Ferniot : Cette fable d’une intensité dramatique et d’une force poétique infinies nous dit tout de la naissance à la mort, jusqu’à l’ultime « flaque de lumière intense » qui, pour Elina, deviendra le symbole de la folie, dans un monde blanc, sourd et silencieux.


Un jeune homme mange, dort et grossit…

David Whitehouse sur Feedbooks : Les gens sont fascinés par le corps humain et les proportions extrêmes qu’il peut atteindre, qu’il s’agisse de poids, de taille, de malformation… de n’importe quoi. Et l’obésité est un problème majeur.

Cuneipage : C’est un chouette premier roman, intelligent, sensible, bien construit.


Cette semaine, le roman noir est à l’honneur !  genre qui désigne aujourd’hui un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise et porteur d’un discours critique, voire contestataire, et sur cette réalité sociale, porteur d’une vision « noire » du monde. Le roman noir, tout en étant un roman détective, se fixe ses propres frontières en s’opposant au roman d’énigme car le drame se situe dans un univers moins conventionnel, et moins ludique (source wikipedia).

1974. En plein scandale du Watergate, Alice Galton, riche héritière d’un magnat de la presse, est enlevée en Californie par un groupuscule gauchiste.

Télérama : Philip Roth d’un côté, Don DeLillo de l’autre : la presse américaine n’y est pas allée de main morte au moment de la parution de Transes, il y a sept ans, lestant Christopher Sorrentino de ce double parrainage colossal, aussi prestigieux que lourd à porter. 


Auteur de romans noirs à succès, Giorgio Faletti n’a pas son pareil pour façonner des labyrinthes dont lui seul connaît la sortie. Seuls les innocents n’ont pas d’alibi, dont l’action se déroule en 1978, au moment de l’enlèvement du dirigeant démocrate-chrétien Aldo Moro, en apporte la plus brillante des illustrations.

 


On l’attendait depuis un certain temps !

Après la Nouvelle Zélande, l’Afrique du sud et quelques détours par la Bretagne, Caryl Férey est parti explorer les terres d’Argentine.

Hubert Artus : Une langue tout aussi bien tenue, des personnages tout aussi marquants (on n’oubliera pas Jana), pour un roman toujours aussi éminemment politique. Et toujours cette faculté de trouver des titres aussi mystérieux que poétiques et cinglants : le dernier Férey s’intitule « Mapuche », et fait en tous points échos à « Haka », « Utu » et « Zulu« .

Nous vous promettons une interview de Caryl Ferey très prochainement.


N’oubliez pas nos précédents conseils.

Triple Crossing de Sebastian Rotella édité par Liana Levi, un roman d’espionnage digne de La griffe du chien du seigneur Winslow et À la trace de Deon Meyer édité par Le Seuil, un polar du Sud-Africain Deon Meyer avec trafics en tout genre, cow-boys et gangsters acoquinés à des islamistes.


Les éditions La découverte rééditent en numérique L’effroyable mensonge de Guillaume Dasquié et Jean Guisnel, enquête qui démonte les théories conspirationnistes de Thierry Meyssan, lequel connut un grand succès avec L’effroyable imposture document qui niait les attentats du 11 septembre 2001. A l’heure où le Front national franchit la barre des 7 millions d’électeurs au premier tour de l’élection présidentielle, cette lecture ne devrait pas faire de mal.

A venir, un entretien de Guillaume Dasquié.